Pourquoi Dubaï ?

Publié le par Classe de BTS1

 

            Agenouillé sur le sol, au pied des sept coupoles aux différents tons d'ocre représentant les couleurs du sable des Emirats arabes unis, un ouvrier indien passe une dernière couche de peinture dorée sur l'un des piliers qui soutiennent le majestueux édifice.

 

Fin prêt ce samedi 14 décembre, l'Arabian Court, deuxième hôtel cinq étoiles du groupe du Royal Mirage, ouvrira ses portes dans quelques heures à Dubaï. Déjà, des délégations d'agents de voyages venus du monde entier déambulent dans les jardins, tandis qu'Olivier Louis, directeur du nouvel établissement, répond en direct à la star de la radio locale venu l'interviewer.

 

Soudain, un vent de panique souffle parmi le personnel: sans crier gare, Son Altesse royale le cheikh Mohammed Ben Rachid al-Maktoum, l'émir de Dubaï, vient, accompagné de son frère le prince Ahmed Ben Saïd al-Maktoum, effectuer une visite impromptue de l'établissement. Faire attendre ces hôtes royaux serait inconcevable. Alors, au beau milieu d'une phrase, Olivier Louis se lève. L'émission est interrompue.

 

«Il fallait trouver rapidement d'autres revenus pour remplacer ceux du pétrole»

 

Même si cette métropole née au milieu du désert, mélange savant de Singapour et de Las Vegas, a définitivement opté pour le modernisme. Centre des affaires du golfe Persique, avec ses buildings orgueilleux, ses vitrines de luxe où rivalisent toutes les grandes marques internationales, ses autoroutes à six voies où les voitures de luxe roulent à vive allure, Dubaï a choisi de se développer en accéléré.

L'émirat, dont les réserves de pétrole seront épuisées d'ici à une dizaine d'années, a voulu en effet mettre les bouchées doubles pour devenir le centre incontestable du Moyen-Orient. Et, depuis trois ans, cette frénésie n'est plus seulement tournée vers le monde des affaires, mais concerne également le tourisme.

Le petit royaume ambitieux veut tout simplement devenir le Miami du golfe Arabo-Persique et accueillir 15 millions de visiteurs d'ici à 2010.

 

De sa petite ouverture sur la mer, il décide de faire le plus grand port artificiel du monde et crée une zone franche. «Cheikh Rachid possédait une vision à long terme. Il savait qu'il lui fallait trouver rapidement d'autres revenus pour remplacer ceux du pétrole». Idéalement placée entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique du Sud, toutes à moins de sept heures d'avion, Dubaï n'a jamais cessé de se développer.

 Corinne Scemama


Source : l'Express du 13/02/2003

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Publié dans Dubaï

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