L’Egypte authentique

Publié le par Classe de BTS1

Itinéraires cairotes


Marcher dans les ruelles, arpenter les souks, entrer dans les cafés, les mosquées ou les vieilles maisons, c'est essayer de comprendre de quoi se nourrit la passion des Egyptiens pour leur capitale
.

 

PAR MARC KRAVETZ – PHOTOS NICOLAS ANCELLIN

 

La première image du Caire n'a rien de romanesque. Une brume épaisse et grise enveloppe la ville. Du balcon de ma chambre d'hôtel, c'est tout juste si l'on aperçoit le Nil, bordé de tours fantomatique. Le « nuage noir »… Les journaux accusent les riziculteurs du delta qui, en cette saison, brûlent la paille du riz. Mais cela n’explique pas pourquoi le nuage ne s'abat sur la ville que depuis, quatre ans. Les météorologues avouent leur perplexité. Dans le courrier des lecteurs, on ironise sur l'impuissance des savants et l'incompétence des autorités, en accumulant force détails apocalyptiques sur l'état des bronches citadines. Le Caire ne dispute-t-il pas à Mexico le titre de ville la plus polluée au monde ? Rien de tout cela ne semble affecter la vie urbaine au niveau du sol. A quelques jours de l'entrée dans le mois du ramadan, on constate une sorte de fièvre marchande inhabituelle. On imagine qu'il en est ainsi dans tous les pays d'islam. Mais, s'il faut en croire les Cairote, rien, nulle part, ne peut se comparer au Caire à l'époque du ramadan. A ses embouteillages, à la presse dans ses souks, à l'affluence dans ses mosquées.

 

 

 

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Publié dans Le Caire

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